Brexit

Le Brexit, un véritable tremblement de terre politique ?

On a souvent tendance à l’oublier. Pourtant, les grands évènements internationaux ont souvent un réel impact sur les marchés domestiques. Le Brexit, par exemple, a eu un véritable retentissement partout sur la planète même si les principales conséquences ont été observées en Europe. La Suisse n’y a donc pas échappé et l’immobilier suisse y a plutôt vu des opportunités se créer.

 

Le 23 juin 2016, à l’issue d’un référendum organisé par le Premier Ministre britannique David Cameron, un peu plus de 51% des Britanniques ont pris la décision de quitter l’Union Européenne créant un véritable séisme politique.

 

Le Brexit, abréviation de « British Exit », est alors officiel mais le Royaume-Uni dispose d’un délai de 2 ans pour sortir définitivement de l’UE. En attendant, les premières conséquences du Brexit s’observent à l’étranger et certains pays, comme la Suisse, peuvent profiter de leur stabilité pour attirer les entreprises comme les particuliers, de nombreux Britanniques redoutant un isolement futur pas véritablement favorable au développement de leur activité.

 

 

Le Brexit et ses conséquences sur l’immobilier suisse

 

Depuis le Brexit, de nombreux spécialistes de l’immobilier suisse ont eu à répondre à des questions relatives à l’impact de la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne sur le marché immobilier helvète.

 

Si tous ont assuré qu’il n’y aurait pas d’ « impact immédiat et important », tous ont laissé entendre qu’à moyen terme, des évolutions, favorables comme défavorables au secteur, étaient possibles.

 

En effet, en premier lieu, ce sont les entreprises établies au Royaume-Uni et plus particulièrement à Londres qui pourraient être tentées de s’implanter dans un autre pays. En matière de pays d’accueil pour les sociétés étrangères, la Suisse est souvent extrêmement bien placée puisqu’elle cultive l’image d’un pays stable tant sur le plan politique qu’économique. Lausanne mais surtout Genève pourrait ainsi convaincre certains dirigeants britanniques d’y délocaliser leur « affaire ».

 

Si cette possibilité se vérifiait, c’est tout le marché immobilier de l’arc lémanique qui serait boosté étant donné que des logements seraient aussi nécessaires pour accueillir les salariés des entreprises nouvellement arrivées en terre helvète.

 

En second lieu, le Brexit a provoqué une chute de la valeur de la monnaie britannique, la livre sterling. Les Britanniques ont donc perdu du pouvoir d’achat lorsqu’ils se rendent à l’étranger. Aussi, cela pourrait avoir un réel impact sur l’immobilier de montagne en Suisse puisqu’ils sont nombreux parmi la clientèle internationale.

 

Toutefois, les réelles conséquences demeurent incertaines. Ceux qui sont déjà propriétaires ont effectivement la possibilité de revendre pour renflouer leurs comptes ou bien de conserver leur chalet de montagne (voir notre offre de chalets à vendre) qui peut faire office de valeur refuge en ces temps difficiles pour le Royaume-Uni. Quant aux acheteurs britanniques, s’ils ne devraient pas totalement déserter les sommets suisses, il y a fort à parier qu’ils s’orientent vers de plus petites surfaces, probablement plus adaptés au nouveau pouvoir d’achat de cette clientèle.